dimanche 17 avril 2011

Une zone "Naturelle Oliviers" sans oliviers


Le PLU prévoit au sud de la Rourière (les Barres) une zone "Naturelles Oliviers" afin de restaurer d'anciennes oliveraies.

Quelques rares oliviers en mauvais état existent sur cette large zone. Mais il est douteux que des oliveraies dignes de ce nom ait jamais existé ici. Une oliveraie existe effectivement au nord de la future piste DFCI 51, mais elle est hors de cette zone. Cette zone ne s'appelle pas « Les Barres » pour rien. Même si les ressauts sont modestes et ne couvrent qu'une partie de cette zone, ils découragent les plantations d'oliviers.

Nous sommes disponibles pour suivre quiconque nous montrera les restes de ces fameuses oliveraies. (page 145 du rapport de présentation du PLU: « Un sous secteur No est également créé pour protéger et mettre en valeur les olivaies existantes. »).

Au passage, cette zone entière n'est plus protégée en tant que « Espace Boisé Classé » (EBC). Le défrichement devient donc beaucoup plus facile.

Et on se demande bien pourquoi 2 pistes DFCI sont tracées au bout de la Rourière : l'emplacement réservé 51 qui existait déjà dans e POS et le 69 qui traverse la nouvelle zone No et aboutit sur la départementale.

Il est très peu probable que les propriétaires fassent les travaux nécessaires pour y établir des oliveraies.

Il ne faudrait pas que l’échec programmé de cette zone soit un prétexte à un transfert des zones agricoles de La Baronne vers les Barres (rappelons qu'une première version du PADD le proposait) qui aboutirait à l'urbanisation de La Baronne et plus tard celle des Barres devant l'absence d’implantation d'agriculteurs.

Le Maire a juré craché que ses intentions étaient pures en Conseil Municipal, au moins sur ce sujet. Dont acte.

Nous proposons de modifier cette zone pour y inclure naturellement que la seule oliveraie incontestable au sud de la Rourière et à limiter son étendu.


Contre l'élargissement généralisé des voies dans le PLU

A La Gaude en règle générale non seulement il n'y a aucune nécessité de prévoir un élargissement généralisé des voies pour le besoins des automobilistes, mais cela se révélera dangereux. C'est une incitation claire à augmenter sa vitesse et à mettre en danger les usagers les plus fragiles, les cyclistes et les piétons.

Il peut y avoir çà et là un intérêt à aménager de courte zone facilitant le croisement des véhicules. Nous voulons une circulation paisible, prudente et lente sur l'ensemble des chemins ruraux de la commune. Il en est de même, en règle générale, pour les voies communales.

Examen de quelques cas particuliers :

  1. Chemin Hugues Berenguier : De multiples fois pendant les campagnes électorales puis les réunions de quartiers, des Gaudois ont exprimé leur souhait de pouvoir marcher et circuler sereinement sur ce chemin. Il constitue un lieu de promenade prisée par les personnes de tous ages en raison de sa dénivelé limitée sur le plateau. Ces Gaudois ont dit et redit qu'actuellement de nombreux véhicules y circulaient rapidement sans aucun respect pour les autres usagers. L’élargissement à 7 mètres est un non-sens qui va empirer cette situation. Il était même question d'aménager des chicanes afin de ralentir les véhicules.

  2. Chemin des Vallières et des Clapiers : Leur élargissement à 7 mètres est incompréhensible. Il lèse et il spolie de nombreux propriétaires, tout cela sans qu'il y ait de réel intérêt général. Il introduirait vitesse, bruit et dangers dans ce quartier.

  3. Chemin des Serens : Son élargissement à 7 mètres en fera le raccourci idéal des automobilistes pressés et peu soucieux de la sécurité des autres usagers. Certains aménagements sont nécessaires, notamment dans un virage étroit qui a une visibilité limitée, mais certainement pas un élargissement généralisé à 7 mètres.

  4. Partie Est du Chemin du Pont des Colles : Là encore cet élargissement à 7 mètres, outre le fait qu'il soit, heureusement, incohérent avec celui du Chemin de La Prée est un non-sens. Une partie de ce chemin est piéton et fait environ 1 mètre de large. Il va créer un raccourci pour les automobilistes entre le CD et le chemin de Provence. Il va augmenter la dangerosité, déjà connue, du carrefour avec le CD, où à plusieurs reprises des enfants ont failli se faire renverser.

  5. Chemin de la Rourière : L'élargissement à 5 mètres de ce chemin nécessite la destruction de maisons. Comment est-il possible de proposer une telle ineptie ? La gène occasionnée par les rares fois où une voiture doit se ranger pour laisser le passage est négligeable au regard des inconvénients qu’entraîne cet élargissement. Nous rappelons que le PLU prévoit le désenclavement de la Rourière par 2 pistes DFCI. A-t-on l'idée stupide de proposer l'élargissement à 5 mètres des rues du village ? Pourquoi le faire au nord de la Rourière qui fait partie intégrante de la Basse Gaude ?

Ce ne sont que quelques cas particuliers, mais pour tous les chemins ruraux la circulation ne justifie pas de tels élargissements généralisés. Pire, ils sont dangereux et nuisibles.

La réponse du Maire, consistant à dire que ces alignements ne seront pour la plupart pas réalisés, n'est pas acceptable. Ils sont inscrits au PLU et si beaucoup n'ont aucune utilité, supprimons les. L'Etat n'a pas à exprimer sa toute puissance en se réservant des emplacements "au cas où".

Nous préconisons une étude plus fine des élargissements des voies afin de n'y inclure que les endroits utiles (suppression des points dangereux, aménagement de zones de croisement là où c'est utile), quitte à en rajouter par la suite en cas de nécessité.

Nous appelons les Gaudois à être solidaire les uns des autres, en ne regardant pas seulement la situation de leur propre chemin, et à s'exprimer lors de l'enquête publique du PLU.

Un PLU à charge pour La Baronne

La Baronne mérite un article spécifique tant son avenir est sombre dans le PLU.

L'élément le plus important est bien sur l'arrivée du MIN: 1500 personnes y travaillent et 120 000 tonnes de marchandises y transitent par an, promettant une valse très matinale de poids lourds. Nous regrettons ce déplacement du MIN qui va générer un trafic supplémentaire important : en effet la majeure partie des marchandises fera un aller retour entre le littoral et La Baronne. C'est un non-sens écologique.

Mais ce n'est pas tout. Le PLU prévoit une densification importante (une multiplication par 6 dans certaines zones). Il prévoit également une « zone à urbanisation future » au nord-ouest du hameau. Et l'OIN (Opération d'Intérêt National) assigne un objectif de 400 nouveaux logements sur La Baronne.

Et puis, en attendant l'installation du MIN, le Conseil Général a envisagé l’exploitation d’une carrière silico-calcaire.

Mentionnons la route qui devrait descendre du stade et un pont sur le Var qui, certes, ont leur utilité mais rajoute aussi leurs lots de nuisances, sans oublier la carrière silico-calcaire qui pourra s'installer sur le site du MIN en attendant son arrivée.

Dans tous ces projets, les habitants actuels de La Baronne semblent oubliés, invisibles et transparents.

Preuve en est cette phrase extraordinaire du rapport de présentation du PLU, page 154 : «Toutefois, notons l’arrivée de la plate-forme agroalimentaire sur le territoire communal. Cette dernière va engendrer des trafics de poids lourds plus importants qu’à l‘heure actuelle. Cette augmentation de trafic aura lieu majoritairement dans la plaine du Var, augmentant les nuisances sonores dans ce secteur. Ce dernier étant majoritairement agricole, les nuisances seront négligeables. ». Le hameau de La Baronne et ses centaines d'habitants jouxtent directement le futur MIN mais cela est « négligeable » ! Quel oubli ou quel mépris !

Nous appelons l'ensemble des Gaudois à être solidaire, à agir dans les actions publiques et à s'exprimer lors de l'enquête publique du PLU pour bloquer le transfert du MIN.