mardi 6 janvier 2015

Conseil municipal du 11/12/2014: cession de parcelles communales

Lors du conseil du 11 décembre 2014, une délibération concernant la cession de parcelles communales en vue de la construction d'immeubles a été examinée. Le public venu en nombre inhabituel attendait visiblement cette délibération.

Contenu de la délibération

Il s'agit des parcelles BA 132- BA 133- BA 137- BA 138- BA 139- BA 141 qui se trouvent juste avant les Bastides sur la voie Aurelia, et BA 159 BIS- BA 160 - BA169 au dessus de l'école Manon des Sources. La surface totale de ces parcelles est de 2743 m2.

Ces parcelles seront cédées à la société ALTAREA COGEDIM afin d’y réaliser un projet qui devrait comporter 30% de logements pour actifs (comprenez logements sociaux), pour une surface de plancher totale d’environ 6400m², dont 1465m² générée sur les parcelles communales. Cette surface constructible est obtenu grâce à la loi ALUR qui a supprimé le COS pour ne garder que l'emprise au sol et les règles de hauteur et de distance aux limites.

La commune étant en état de carence, la loi impose 30% de logements sociaux sur toutes opérations de plus de 800 m2 de surface de plancher ou de plus de 12 logements. Une convention entre l'Etat, représenté par le préfet et un bailleur social a du être signée en vue de racheter et gérer ces logements sociaux. Une participation de la commune au rachat de ces logements est obligatoire (5000 € par logements maximum).

On peut estimer l'opération à au moins 70 logements, s'étendant vraisemblablement entre les 2 blocs de parcelles cédées.

L'accès se fera par la départementale au dessus de l'école Manon des Sources.

Le prix de cession est de 725 000 euros correspondant à l’estimation de France Domaine. On peut juger cette estimation faible au regard de la surface de plancher construite (1465 m2, environ 18 appartements). C'est sans doute du au manque d'historique des ventes, sur lequel France Domaine se base, cette constructibilité n'étant acquise que depuis quelques mois. Sans compter que la commune devra reverser une somme qu'on peut estimer à 100 000€ pour le rachat de ces logements, sans pour autant avoir un droit de regard sur leur utilisation ou en tirer un revenu.

Enfin "La commune a souhaité que soit envisagée la conservation des ruines templières situées en partie Nord-est du projet. Un relevé de ces vestiges a été réalisé par un géomètre, le débroussaillage et la mise en sécurité ont été opérés.La réhabilitation de ce monument pourra donc être réalisée, après cession à la commune de l’ensemble des parcelles sur lesquelles se trouve la ruine."

Notons que ces terrains sont traversés par 4 chemins communaux cadastrés. Le chemin rural "de Cagnes-sur-Mer à Gattières" ne semble pas poser de problème car il fait l'objet, dans cette partie de l'emplacement réservé numéro 19 qui devrait être réalisé par le promoteur. Pour supprimer (vendre au promoteur) ce chemin rural, la loi impose qu'il soit désaffecté, ce qui n'est pas prouvé, qu'une délibération du conseil municipal soit prise et qu'une enquête publique soit faîte. Il semble que certaines parcelles ne soient accessibles que grâce à un de ces chemins et leur suppression pourrait se révéler délicate puisqu'elle enclaverait ces parcelles.

Notre position

Au premier abord, nous étions plutôt favorable à cette délibération, mais suite à des discussions dans les jours précédant le conseil, nous avions changé d'avis.
Dans cette délibération, ce qui ne nous dérange pas, c'est :
  • l'atteinte au socle du village: le socle du village n'est pas celui de St Paul, St Jeannet ou Tourrettes-sur-Loup par exemple. Car
    • le village est plus récent, cela se perçoit
    • le mitage des villas est déjà très présent
    • la Mairie, la Mairie annexe, l'école primaire, le parking et enfin les récents travaux sur la Mairie ont tous contribué à supprimer ce socle
  • la construction de logement sociaux: c'est un besoin général et leur absence nous coûte des sommes importantes.
  • la construction de "petits immeubles" dans les zones UB et UC, conformément au PLU, en veillant à les intégrer dans le paysage et à ne pas gêner les riverains.
ce qui nous dérange:
  • le prix de cession
  • l'obligation pour la commune de financer une partie du rachat des logements sociaux (Instruction du Gouvernement du 27 mars 2014, NOR : ETLL1401140J, 5000€ par logement maximum). On devrait en tenir compte dans le prix de cession.
  • la densité supérieure au COS du PLU (plus de 0,5 vs 04)
  • les infrastructures (les routes et encore plus la station d’assainissement)
  • l'absence de vision de l'urbanisme pour notre commune et en particulier l'organisation du sud du village, qui risque de n'être qu'une superposition d'opérations immobilières
  • l'absence d'information sur le bailleur social, son implication actuel dans le projet et les conditions de rachat des logements sociaux
  • l'absence de réflexion sur la croissance actuelle et future de la population (une étude INSEE, de novembre 2014, montre que la Métropole NCA a perdu des habitants entre 2006 et 2011, même si à l'intérieur de NCA le moyen pays est encore en croissance)
  • la nature du projet et son intégration dans le paysage dont nous n'avons aucune idée
  • l'absence de concertation avec les habitants pour un projet de cet ampleur, dont le budget est sans aucun doute supérieur au budget de fonctionnement de la commune
Avec de telles incertitudes, nous aurions signé un chèque en blanc en votant cette délibération.

Enfin un point de détail: Il était précisé que ces logements sont destinés "aux actifs locaux". Nous avons demandé et obtenu la suppression de "locaux": c'est illégal (règle posée par l'article R 441-2-1 du Code de la construction et de l’habitation selon laquelle aucune condition de résidence préalable ne peut être opposée au demandeur). La HALDE l'a rappelé dans une délibération du 12 mars 2007. De même le Conseil d'Etat a rappelé ce principe d'égalité dans plusieurs jugements (CE 5 oct. 1998, n° 172597, commune de Longjumeau, CE 10 juillet 1996, n° 162601, ville d’Epinay-Sur-Seine). Les seuls critères légaux relatif à la localisation du demandeur sont l’éloignement du lieu de travail et la proximité des équipements répondant aux besoins du demandeur. Cela n'a pas empêché le Maire, peut être mécaniquement, de reprendre oralement le terme "actifs locaux". C'est symptomatique d'une droite qui n'a jamais intégré certain principe de la république et reste cramponné sur ses valeurs communautaristes depuis plus de 200 ans.

Déroulement du conseil

In fine, M.Meïni a proposé le retrait de cette délibération et la constitution d'un commission examinant les constructions proposées.

L'opposition, dans son ensemble, a plaidé pour le retrait de la délibération et la constitution d'une commission.

La présence de nombreuses personnes a certainement joué un rôle primordial dans cette décision. Il a demandé aux membres de sa majorité d'exprimer leur avis en faisant un tour de table. C'est la première fois que cela se produit depuis qu'il est Maire. Certains ce sont exprimer pour le retrait, d'autres contre. L'argument exposé contre le retrait était que le promoteur pouvait très bien grâce à la loi ALUR déposer un permis sur les terrains qu'ils maîtrisent déjà avec une densité beaucoup plus importante. Si cela est exact théoriquement, la commune a des moyens de refuser des permis qui, par exemple, ne correspondraient pas aux possibilités des infrastructures. Un promoteur préférera sans doute ouvrir un dialogue plutôt que de suivre la voie d'un conflit long et à l'issue incertaine.


M.Meïni a semblé hésiter mais a opté, sagement, pour le retrait de cette délibération. C'est la première fois qu'il retire une délibération en cours de conseil. Audio...

mercredi 5 novembre 2014

Réunion publique dans le cadre de la concertation sur le demi échangeur de La Baronne


Hier 4 novembre s'est tenue la première réunion publique dans le cadre de la concertation sur le projet de demi échangeur de La Baronne.

Le principal sujet évoqué dans les questions est le problème des nuisances apportées par ce demi échangeur.

Rappelons que ce demi échangeur, positionné au sud du MIN, permet seulement de sortir de la 6202bis en venant du Nice ou d'y rentrer pour aller vers Nice.

Un second demi échangeur,  positionné au nord du MIN, permettra de sortir de la 6202bis en venant de Carros ou d'y rentrer pour aller vers Carros. Ce second demi échangeur n'est pas prévu avant 5 ans.

Par rapport au projet initial, le rond point, qui était au contact du hameau de La Baronne a été repoussé d'une centaine de mètre vers le Var. C'est bien entendu positif.





Mais les représentants de la Métropole n'ont pas été en mesure de justifier de façon convaincante pourquoi certaines autres alternatives n'ont pas été choisies.

Et notamment l'inversion des 2 demi échangeurs, qui pousserait le trafic du MIN loin du hameau, qui éviterait au trafic venant du Nord (par exemple de la zone Saint Estève) de traverser le Hameau.
Cette solution aurait une emprise au sol équivalente au projet proposé et un cout vraisemblablement
très proche.

Une autre proposition évoquée par un participant est celle d'un rond point directement sur la 6202bis.
En le positionnant au nord du MIN, on minimiserai les nuisances et le coût serait sans doute moindre
que celui de 2 demi échangeur. Bien entendu, cela changerai la nature de la 6202bis, mais est-ce vraiment un mal ?

Au passage, nous avons appris que le fameux projet de "départementale" reliant le stade du Mont Gros à La Baronne n'était plus d'actualité. Pour des raisons financières, on lui préfère désormais l'élargissement du chemin Marcellin Allo. Même "élargi" et "sécurisé" on peine à imaginer
que ce chemin soit compatible avec l'attrait que va constituer ce demi échangeur pour les habitants du Domaine de l'Etoile, du Plan du Bois, des Chauvets...etc.

Durant cette réunion, j'ai également demandé à ce que la présentation qui a été faîte soit disponible sur internet, ce qui dès ce matin était le cas : http://www.lagaude.fr/Concertation-sur-le-projet-d.html

jeudi 30 octobre 2014

Concertation publique sur le demi échangeur de La Baronne


 La concertation publique sur le demi échangeur de La Baronne aura lieu du du 3 novembre au 5 décembre 2014. Les documents et le registre destiné à recueillir les observations seront disponibles en Maire de La Gaude  et de Saint-Laurent-du-Var, ainsi que dans les locaux de la Métropole
(«Le Plaza» 455, Promenade des Anglais 06299 Nice).

  Une réunion publique se tiendra salle de La Boule Baronnaise, à La Gaude, le 4 novembre 2014.
  Une seconde réunion se tiendra salle salle Ferrière – Esplanade du Levant à Saint-Laurent-du-Var,
le 2 décembre 2014.

  Sans surprise, nous notons une annonce assez discrète.
Nous n'avons même pas l'heure des réunions.

  Nous notons également que selon la délibération du 20 juin 2014, l'annonce doit également se faire
sur les site internet de La Gaude et de Saint-Laurent. A l'heure où nous écrivons cet article, ce n'est pas le cas .

  L'enjeu est de minimiser les nuisances pour les riverains. Le rond point d'accès au MIN et à l'échangeur était prévu au contact du hameau. Nous saurons ce qu'il en est dans quelques jours.

(lien: Demi échangeur de La Baronne)